Oui, on appelle ça Classic Rock désormais. La robe et le khôl de Bowie, le premier album junkie du Velvet Underground, le sang changé de Keith Richards et le bras troué d'Iggy comme l'amateurisme revendiqué des Pistols. Tout ce qui fut feu, foudre et larmes, tout ce qui botta le cul au vieux monde.
Mais la bête bouge encore. Pire, le rock est revenu et Pete Doherty fait aujourd'hui la une des magazines trash.
C'est que... le rock, c'est comme la littérature ou l'héroïne : on a beau chercher, on trouve jamais mieux.
Toute cette flamme, ce sang versé, ces chansons qui parlent aux anges et ces guitares noyées dans la fange... Certes, on a beaucoup écrit dessus.
[...]
Parce qu'il ne faut pas croire ce qu'on vous dit : le rock ne sera jamais une affaire d'enfant sages ou de petits blancs nantis. Ou une affaire de Mode.
C'est, certes, une histoire de musique. La rencontre du blues et de la tradition européenne.
C'est, certes, de l'Art.
C'est - avant tout - ce cri poussé par les gandins, les beatniks, les surréalistes, les décadents, les... de Rimbaud à Doherty en passant par Morrison, on sait bien de quoi il est question.
Des Beatles à Iggy, de Dylan à Neil Young, des Stones à Lou Reed, ces deux livres, à la mine de rien, en receuillant tant d'histoires de talents éparpillés sur le caniveau, de coups de génie, d'Air du temps propice et de rêves brisés forment, de la chose... une sorte de best-of. Enluminure. Images d'Epinal. Petit précis de décomposition. Peut-être.
Et ça se lit comme un roman, puisque c'est du roman : de la Vie qui essaye d'être un peu plus grande que la Vie.
Parce que le rock, au fond, c'est cela.
Patrick Eudeline
Préface de ce livre...
Classic Rock 1
Demain je pars en vacances jusqu'à Dimanche
Je le lis et je vous en reparle
Laissez moi un peu de temps, y'a 600 pages... ^^
POWER LOVING